La voix scientifique de l'immortalité

Le Vieillissement

 

« La vieillesse est une période inévitable et naturelle de la vie humaine caractérisée par une baisse des fonctions physiques, la perte du rôle social joué comme adulte, des changements dans l'apparence physique et un acheminement graduel vers une diminution des capacités »
(B. R.Mishara, R.G. Riegel, Le vieillissement, Presses Universitaires de France, Paris, 1984).

 

 

Dès 40 ans, l'organisme commence à perdre ses facilités d'adaptation au monde extérieur, et un déclin progressif du fonctionnement de l'organisme est alors observable. Du coté physiologique, l'aspect corporel de l'individu est lui aussi abîmé par le temps.

 

Ce processus de vieillissement se produit à toutes les échelles de l'organisme (cellulaire, tissulaire organique et systémique). Au niveau cellulaire, les cellules ont une durée de vie précise et n'ont pas la capacité de se reproduire indéfiniment. Leurs différentes capacités ainsi que leur fonctionnalité décroissent avec le temps. Elles perdent peu à peu leur ADN (acide désoxyribonucléique). Des éléments non indispensables, tel que des tissus graisseux et fibreux, viennent s'insérer à la cellule et obstruer leur fonctionnement. Des pigments s'accumulent dans les cellules nerveuses, cardiaques et hépatiques. Ces derniers gênent l'action du cytoplasme et diminuent la capacité fonctionnelle des cellules.
Le noyau, lui aussi, subit des modifications et semble perdre avec le temps sa capacité à faire multiplier la cellule, ainsi que celle permettant de réparer les tissus.

La démarche présenté si dessus est Le vieillissement normal il opère donc de façon progressive et en l'absence de maladie.

A l'opposé on retrouve le vieillissement pathologique qui en plus du processus de vieillissement normal comprend la présence de maladie : démence - ostéoporose - insuffisance cardiaque, etc.

 

Les Causes


Plusieurs chercheurs se sont penchés sur le vieillissement pour essayer d'en trouver les causes ; on ne fait que commencer à comprendre les phénomènes qui se produisent lors du vieillissement.
Tout d’abord nous allons tenter de comprendre pourquoi nous vieillissons.

 

il existe plusieurs théories du vieillissement :

- Théorie de la défaillance du système immunologique qui entre dans les mécanismes de défense de l'organisme
- Théorie du vieillissement cellulaire.
- Mort d'un nombre croissant de cellules par accumulation de déchets et modification de l'A.D.N.

Le « programme » du vieillissement serait probablement sous la médiation des hormones endocriniennes, de certains neurotransmetteurs agissant sur les organes cibles. Enfin la cellule serait programmée génétiquement et cette programmation pourrait être comparée à une horloge. Une tortue serait programmée pour 100 ans de vie, un singe pour 20 à 25 ans et l'homme pour 120 ans. Par contre cette espérance de vie est compromise par l'altération génétique ou acquise par un mauvais fonctionnement

Le clonage



Le clonage est une technique qui consiste à fabriquer un double d'un être vivant qu'il soit animal ou végétal. Ce double est génétiquement identique à son original, mais cela ne signifie pas, pour autant, qu'il lui ressemble en tout point. Or il est de plus en plus envisagé d'appliquer le clonage à l'être humain que ce soit au niveau reproductif, comme au niveau thérapeutique, ce qui aurait des conséquences non seulement pour le clone lui-même mais aussi pour la société. De plus il faut noter que la technique du clonage n'est pas encore parfaite.

 

Il existe 4 types de clonages :

 

Par bissection d'embryon :

Ce procédé consiste, après le prélèvement d'un spermatozoïde et d'un ovule dans le but de faire une fécondation in vitro à effectuer une bissection lors du stade blastocyste (128 cellules) sur l'embryon nouvellement formé. Cela permet d’avoir deux embryons identiques qui vont se développer de la même manière et à la même vitesse. Puis ces deux embryons seront insérés dans une mère porteuse. A la naissance on obtient 2 clones.

 

Par séparation de cellules d’un jeune embryon:

Ce qui consiste aussi à faire une fécondation in vitro mais cette fois-ci il faut faire tout d'abord une scission de l’embryon au stade de 2, 4, ou 8 cellules. Les embryons ainsi obtenus sont identiques. Après cette scission de l’embryon originel, on réinjecte chaque nouvel embryon dans plusieurs mères porteuses. Il faut autant de mères porteuses que d’embryons. Enfin, à la naissance on obtient des clones, génétiquement identiques.

 

Clonage par transfert de noyaux de cellules embryonnaires:

 

En théorie, cette technique permettrait de créer beaucoup plus de clones qu'avec les deux précédentes techniques mais elle s'avère plus difficile à réaliser, l’embryon se divise jusqu’au stade de 32 cellules où l'on prélève les noyaux des cellules de l’embryon. De plus, on doit prélever des ovocytes et extraire leur noyau. Enfin on injecte les noyaux prélevés des cellules de l’embryon dans les ovocytes « dénoyautés » les nouveaux embryons qui sont génétiquement identiques sont injectés dans des mères porteuses jusqu'à la naissance où on obtient des clones en plus grand nombre.

 

Clonage par transfert de noyaux de cellules d’adulte:

 

Ce type permet de cloner un être déjà vivant.
Ici, on prend des cellules de peau pour leur ADN. On prélève des ovocytes dans lesquels on enlève les noyaux que l’on remplace par ceux du donneur de cellule. Les nouveaux embryons créés , peuvent servir à un clonage reproductif. Dans ce cas les embryons sont placés dans des mères porteuses : autant de mères porteuses qu'il existe d'embryons .A la naissance, les clones ont le même patrimoine génétique que le donneur de cellule. C'est-à-dire que l’on peut se cloner soi-même.

 

Les limites

Le clonage animal est scientifiquement possible, mais la technique est loin d’être totalement maîtrisée. En effet, chaque réussite compte derrière elle de très nombreuses tentatives infructueuses. Ainsi la majorité des essais donnent naissance à des sortes de « monstres génétiques », dotés par exemple d'organes surdéveloppés, etc. Pour le clonage de Dolly, il a fallu par exemple un total de 277 expériences, ce qui donne un taux de réussite d'à peu près 0,3 % seulement. La brebis Dolly, quant à elle, semblait tout à fait normal à sa naissance, mais elle a subie par la suite un vieillissement prématuré entraînant une mort rapide

En théorie aucun clonage humain reproductif n’a jamais eu lieu ainsi il est difficile de savoir si celui-ci est réalisable, néanmoins de nombreuses tentatives de clonage chez les primates ont été infructueuses car les embryons obtenus ne se développaient pas. Ce problème serait lié à une anormale répartition des chromosomes lors de la division cellulaire.

Quant au clonage thérapeutique, il est une vraie solution pour les malades en attente de greffe ou pour lutter contre diverse maladie comme le cancer. En améliorant la technique on pourrait envisager de cloner des organes à partir d'une simple cellule souche. Ainsi il n’y aurait plus n'y de rejet d'organes, n’y de maladie touchant à ceux-ci se qui pourrait augmenter considérablement notre longévité.

Cela nécessiterait une maîtrise beaucoup plus avancé du clonage, qui reste encore à ce stade un fantasme.

 

Mais les scientifiques ne rencontrent pas seulement le problème de réussite, puisque des facteurs éthiques interviennent ici. En effet le problème se réfère au processus d'humanisation, c'est à dire la nuance que l'on fait entre l'Homme et les autres espèces. De nombreuses lois entrent donc en confrontation avec cette pratique en France, ce qui l'a rend interdite. Une nuance est faîte selon les régions du monde, entre l'interdiction totale, ou juste humaine.

La plus part des religions, excepté le bouddhisme et le judaïsme qui semble ne pas s'y opposer, refusent la pratique de cet acte, étant en contradiction avec le fait que Dieu soit le seul créateur.

 

 

Cette science moderne suscite donc de nombreux fantasmes qui pourraient devenir réalité si la législation desserrait l'étau qui repose sur cette acte, du fait que le clonage pourrait permettre de faire, d'une certaine façon "revivre" une personne chère qui est décédée. Ainsi, il pourrait permettre aux personnes de devenir immortel néanmoins il faudrait alors considérer l’individu crée comme étant identique en tout point à la personne décèdes du point de vue physique, psychologique et spirituel.

Néanmoins, la législation étant en confrontation avec ses pratiques, il est difficile d'envisager des progrès dans ce domaine.

La Nanotechnologie


Depuis plus 50 ans, les conditions de vie de l'être humain se sont sans cesse améliorer grâce à des avancés dans le domaine scientifique et médical. Hors nous assistons aujourd'hui à l'émergence d'un nouveau domaine qui prétend pouvoir révolutionner le monde de la science, la nanotechnologie, la nouvelle science de l'infiniment petit. L'avenir de la médecine semble aujourd'hui dépendre de cette nouvelle science alors que l'Homme envisage déjà les immenses possibilités qu'apporterait la maîtrise de la nanotechnologie.

 

La médecine régénératrice

 

La médecine régénératrice est une forme de la médecine qui offrirait la possibilité de remplacer des cellules, âgées ou endommagés par des cellules de même nature mais jeunes et fonctionnelles. Des cellules souches embryonnaires ou pluripotentes sont nécessaires pour cela. Il s’agit de cellules qui puissent engendrer d'autres cellules spécialisés et pouvant se multiplier quasi indéfiniment. Ces cellules sont donc essentielles pour notre organisme.

L'application de cette médecine et l'utilisation de ces cellules, accompagnées de la nanotechnologie, permettrait tout d'abord une régénération rapide des tissus en implantant des cellules vivantes fonctionnelles pour remplacer les anciennes. En effet la régénération cellulaire connaît un problème, c'est l'organisation des cellules, surtout en cas de blessure grâce, la nanotechnologie pourra alors créer des échafaudages pour guider les nouvelles cellules.

Bien quel en soit toujours à son stade expérimental, on envisage de pouvoir régénérer tout type de tissu de l'organisme.

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Les nanoparticules ferromagnétiques face au cancer.

 

Les cellules cancéreuses comme celle du cancer du sein, libèrent dans l'organisme une protéine spécifique à ceux cancer (Rho). En implantant des récepteurs à cette protéine sur la nanoparticule, elle pourrait dès lors se fixer sur les cellules cancéreuses offrant la possibilité à l'Homme de détecter rapidement à l'IRM (Imagerie par Résonance Magnétique) un cancer.

En effet, l'appareil étant capable de détecter toutes particules de fer dans un organisme, la localisation du cancer se fera ainsi très tôt et les traitements agiraient plus efficacement.

Les nano-objets pourraient également être conçus dans le but de créer une source de chaleur au sein d'une tumeur par exemple, affaiblissant ses défenses face aux traitements. La chimiothérapie ou la radiothérapie subirait une hausse globale d'efficacité.
Actuellement, lorsque les médicaments sont emmagasinés dans l'organisme, Ces molécules sont souvent dégradées par des enzymes. Certain médicaments possèdent par ailleurs des caractéristiques qui les empêchent d'atteindre leur destination, c'est à dire l'organe malade.

La solution logique serait d'insérer dans l'organisme une quantité plus importante de médicament pour qu'une portion de médicament atteigne la cible, mais le résultat est mitigé, puisque la substance agit autant sur les cellules saines que les cellules malades. De plus, l'organisme n'a pas toujours la capacité d'ingérer une dose plus importante que celle prescrite, entrainant parfois un disfonctionnement de ce dernier.
Les scientifiques veulent désormais faire intervenir les nanotechnologies, permettant de rendre les traitements plus spécifique, plus efficace et moins toxique.

Le nanotube de Carbonne apparaît aujourd'hui comme la solution la plus adapté à ce problème. Ils présentent un espace interne ayant la capacité de contenir un nombre certain de molécules. Leur utilisation semble au premier regard assez primitif, puisqu'il est imaginé de les utiliser comme des "boîtes" permettant de transporter les médicaments. Par ailleurs, sur la structure externe des nanotubes peuvent y être accroché des molécules ou des corps physiques spécifiques qui auraient la capacité de reconnaître les cellules malades. Ainsi la précision de l'injection de médicament dans l'organisme serait parfaite, rendant l'efficacité optimale.

La nano aiguille a été créé par un groupe de chercheurs de l'université de l'Illinois. L'un des rêves de la médecine est d'avoir la capacité d'interagir au niveau des cellules individuellement, et cette création marque une avancée décisive vers ce fantasme. La nano-aiguille permet d'injecter au sein d'une seule cellule un nombre restreint de molécule, mais également d'en sonder les recoins. Cette révolution permet de contrôler comme jamais auparavant le processus de livraison de molécules jusqu'à une cellule. Les perspectives de l'évolution de cette technique offrirait une traitement spécifique de chaque cellules de votre organisme, ce qui offrirait à ce dernier un fonctionnement parfait de ce dernier, qui ne connaîtrait ni maladie, ni vieillissement et ce qui ouvrirait une voie vers l'immortalité.

Ces résultats sont néanmoins à nuancer, puisque certains effets secondaires sont encore incertains. Pour la médecine régénératrice, les cellules souches, ayant une durée de vie supérieure aux autres cellules, ont pour conséquence une augmentation du risque qu'une erreur survienne dans le code génétique, augmentant ainsi le risque de cancer. Les nanotubes posent des problèmes sanitaires, puisque de petites tailles, il est difficile pour l'organisme de les éliminer. Il serait à l'origine d'inflammation ou encore de processus cancérigène.
Néanmoins l'Homme doit rester enthousiasme, puisque l'avenir médical sera lié quoiqu'il arrive à la nanotechnologie. Les attentes de ces découvertes, soit la recomposition et la guérison de tissus, d'organes etc., offrent d’immense possibilité pour l'Homme qui verrait son écart entre lui et l'immortalité diminué.